20130206

Juin 2013

Dimanche 2 juin 2013 à ...h, Saint-Sever (40), abbaye : L'Ensemble orchestral du Conservatoire de Dax ; ouverture  du Festival des Abbayes ; Fauré : Requiem ; direction : Vincent Caup 

Mardi 4 juin 2013 à 21h, Saint-Jean-Pied-de-Port (64), église : Le choeur ITSASOA de Biarritz  : Polyphonies du Pays basque

Mardi 18 juin 2013 à 21h, Saint-Jean-Pied-de-Port (64), église : Le choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Vendredi 28 juin 2013 à 21h à Saint-Paul-lès-Dax (40), église : Le choeur A Cappella, Voix des Landes : Polyphonies variées

Dimanche 30 juin 2013 à ...h, Sorde-l'Abbaye (40) : L'Ensemble orchestral du Conservatoire de Dax ; clôture du Festival des Abbayes ; Mozart : Ouverture du Barbier de Séville et Concerto pour flûte et harpe ; Haynd : Symphonie n°... ; direction : Frédéric Lodéon

20130201

Septembre 2013

Mercredi 11 septembre 2013 à 21h à Aïnhoa (64), église : Le choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

Samedi 14 septembre 2013 à 20h30 à Soustons (40), église : Le choeur A Cappella, Voix des Landes : Polyphonies variées

Dimanche 22 septembre 2013 à 16h30, Hossegor (40), chapelle de la plage : Le choeur A Cappella, Voix des Landes : Polyphonies variées

Samedi 28 septembre 2013 à Auch (Gers), cathédrale : Le choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

Dimanche 29 septembre 2013 à Mauvezin (Gers), église : Le choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

20130121

Sud-Ouest, décembre 2012


Octobre 2013

Samedi 5 octobre 2013 : Orchestre Régional Bayonne Côte Basque 

Samedi 19 octobre 2013 à 21h, Aureilhan (65), église : Le choeur ITSASOA de Biarritz  : Polyphonies du Pays basque

Dimanche 20 octobre 2013 à 16h, Dax (40), église Saint-Vincent de Xaintes : Le choeur A Cappella, Voix des Landes : polyphonies varées

Samedi 26 octobre 2013 à Saint-Vincent de Tyrosse (40), église : Le choeur A Cappella, Voix des Landes : polyphonies varées

20130110

Août 2013

Lundi 5 août 2013 à 21h, Aïnhoa (64), église : Le choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

Jeudi 8 août 2013 à 21h, Biarritz, église Sainte-Eugénie : Le choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

Du lundi 12 au dimanche 18 août 2013 : Semaine musicale à Barcelone avec l'ensemble Opus 26 (choeur et orchestre)

Mercredi 21 août 2013 à 21h, Hossegor (40), chapelle de la plage : Le choeur A Cappella, Voix des Landes : Polyphonies variées

Jeudi 22 août 2013 à 21h, Saint-Étienne-de-Baïgorry (64), église : Le choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

20130104

Sud-Ouest, octobre 2012


Bayonne Magazine de décembre 2012


Sud-Ouest du 17/10/2012


La Semaine du Pays Basque du 05/10/2012


Ouest-France du 30/09/2012


Sud-Ouest du 17/06/2011


Sud-Ouest du 15/09/2010


Sud-Ouest du 29/04/2010


Sud-Ouest du 15/09/2009


Sud-Ouest du 09/10/2007


20121228

Mai 2013

Du vendredi 3 au jeudi 9 mai 2013 : Tournée du choeur ITSASOA 

Vendredi 3 mai 2013 à 21h à Saint-Médard-en-Jalles (33), église : choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

Samedi 4 mai 2013 à 20h30 à Sablé-sur-Sarthe (72), église : choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

Mardi 7 mai 2013 à 20h30 à Pontivy (Morbihan), basilique : choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

Mercredi 8 mai 2013 à 18h30 à Saint-Trojan-les-Bains (île d'Oléron), église : choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

Samedi 11 mai 2013 à 20h à Saint-Sébastien (Donostia, Gipuzkoa), théâtre Victoria Eugenia : le Kammer Philharmonia Orchestra du Pays basque et le KUP Taldea ; Mozart : Requiem ; solistes : Miren Urbieta (soprano), Marta Velasco (alto), Jon Etxabe (ténor), Mikel Zabala (basse) ; direction : Riccardo Sciammarella

Dimanche 12 mai 2013 à 18h à Ciboure (64), église : le Kammer Philharmonia Orchestra du Pays basque et le KUP Taldea ; Mozart : Requiem ; solistes : Miren Urbieta (soprano), Marta Velasco (alto), Jon Etxabe (ténor), Mikel Zabala (basse) ; direction : Riccardo Sciammarella




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Février 2013

Jeudi 28 février 2013 à 20h30 à Hendaye (64), église Saint-Vincent : Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; direction : Benjamin Lévy

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Biarritz : Festival des Arts de la Rue

Biarritz, le 17 mai 2012

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20120501

Juillet 2013

Mardi 2 juillet 2013 à 21h, Hosssegor (40), église : Le choeur A Cappella, Voix des Landes : Polyphonies vairées

Jeudi 4 juillet 2013 à 21h, Saint-Jean-de-Luz, église : Le choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

Samedi 6 juillet 2013 à 20h30 à Bayonne, cathédrale : L'Orchestre Régional Bayonne Côte Basque

Jeudi 11 juillet 2013 à 21h, Biarritz (64), église Sainte-Eugénie : Le Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Vendredi 12 juillet 2013 à 21h à Saubion (40), église : Le choeur A Cappella, Voix des Landes  : Polyphonies variées

Du samedi 13 au samedi 20 juillet 2013 : Ne prévoir aucun concert  

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Article - Être chef de choeur - 2e partie

Deuxième partie :
Le rôle du chef de choeur



par Frédéric Sorhaïtz




Définition


Le chef de chœur est le directeur artistique du chœur. Il a la responsabilité des choix artistiques. Il est le garant de l’image visuelle et auditive offerte au public.


Facettes du rôle du chef de choeur


• Proposition de nouveaux chants
• Choix de nouveaux chants
• Composition des programmes de concert
• Choix de faire participer un soliste ou un instrument
• Choix d’introduire une mise en scène
• Harmonisations, transcriptions, adaptations et arrangements musicaux, si besoin
• Apprentissage des chants
• Direction des répétitions
• Direction des concerts
• Admission de nouveaux choristes
• Répartition des choristes dans les pupitres
• Placement du chœur sur les lieux de concert
• Choix du niveau d’éclairage des lieux de concert


D’autre part, le nom du chef de chœur étant lié à celui du chœur, il donne son avis sur des critères tels que :


• La tenue de concert
• L’itinéraire d’entrée sur scène
• La présentation des concerts et des chants
• Les supports publicitaires (plaquettes, affiches, etc.)
• La présence du choeur dans les médias
• La diffusion des enregistrements sonores et vidéo


Autorité


L’autorité d’un chef de chœur est de deux natures. D’une part, sa compétence : un chef de choeur étant engagé sur ses compétences, sa nomination est en soi une reconnaissance d’autorité. D’autre part, l’autorité déléguée par les instances qui font appel à ses services.


Ces instances revêtent diverses formes. En France, la forme associative est la plus courante que prennent les chœurs. Ils s’organisent ainsi par nécessité, l’association étant la forme juridique la plus efficace et la plus simple qui permette à un chœur de fonctionner, notamment d’être assuré et subventionné. En d’autres temps il arrivait que seul le chef du chœur, qui plus est lorsqu’il en était le fondateur, ait la prérogative des choix à la fois logistiques et musicaux. Il n’en est pas de même lorsqu’un chœur s’est constitué en association, structure dont l’autorité est personnifiée par un président. Le président est l’autorité devant la loi, le responsable devant les autorités civiles. Le chef de chœur, qui est un professionnel recruté, un spécialiste, est l’autorité musicale devant les choristes et le public. Son nom est lié au chœur dans l’opinion publique.


Malgré leur différence de statut, et grâce à cette différence, le président et le chef de chœur forment le tandem directeur du chœur. Dans l’idéal, ils constituent l’équipe la plus soudée du groupe. Chacun d’eux a le dernier mot dans sa sphère de compétences. Chacun d’eux représente l'une des deux faces du choeur. Le président personnifie la forme, le contenant, le véhicule, le corps. Le chef de chœur personnifie le fond, le contenu, l’objet véhiculé, l’âme. Ils se complètent et dépendent l’un de l’autre pour la vie du chœur. L’un est directeur administratif, l’autre directeur musical. Ils se consultent et coordonnent leur action pour la bonne marche du projet musical. Considérée en terme de partenariat, cette bipolarité s’avère salutaire pour le chœur. Lorsque le mandat du président est terminé, il redevient simple choriste. Le mandat d’un chef de chœur dure généralement celui de plusieurs présidents.


Démocratie


Le principe de démocratie s’applique lors du choix du chef de chœur. Ce choix étant fait démocratiquement, l’autorité déléguée au chef lui permet d’agir dans le cadre de sa mission. L’engagement pris entre l’association et le directeur artistique implique une relation de confiance entre les deux parties. Dans l’hypothèse où cette confiance est altérée par des signes de défaillance du chef de chœur, il convient de faire le point avec lui et, si nécessaire, de cesser de faire appel à ses services. Dès lors qu’il remplit sa mission, le chef de chœur bénéficie de la confiance et du soutien de la structure. Si le professionnel recruté ne convient plus à l’association parce qu’il ne remplit pas la mission qui lui a été confiée, elle se sépare démocratiquement de lui et fait appel à un autre.


Mission


La nomination d’un chef de chœur est le fruit d’un processus de recrutement et d’une négociation avec l’intéressé pour définir sa mission et les modalités pour la remplir. Cette définition est portée au règlement intérieur de l’association, selon la procédure prévue à cet effet. Lorsque la définition du rôle du chef de chœur ou des modalités pour l’exercer sont susceptibles de modification au cours du mandat de l’intéressé, une nouvelle négociation est ouverte entre l’association et lui.


Compétences


Par définition, un chef de chœur ne réunit pas à lui seul toutes les compétences vocales et artistiques des membres du chœur. Cependant, ses compétences musicales doivent lui permettre de remplir son rôle de direction musicale et de faire les choix artistiques qui en relèvent, comme : déterminer si une partition est à la portée du chœur ou si une participation vocale, instrumentale ou scénique est au service de la qualité musicale de l’ensemble ou pas ; définir les programmes de concert, ce qu’il fait en fonction de critères tels que l’acoustique, le public et l’effectif.


Orientation artistique


Par sa personnalité, tout chef de chœur met son empreinte sur la formation qu’il dirige. Cette empreinte est susceptible d’orienter l’esthétique musicale et visuelle d’un chœur, par le choix du répertoire et de son interprétation. Les choix du chef de choeur sont le prolongement de sa conception du niveau et du style du chœur, son rôle étant de savoir les mettre en valeur et de les affiner. Ce que le public voit et entend du chœur en détermine le succès. Le chef de chœur veille à l’harmonie du visuel et de l’auditif. Il assume la responsabilité du rendu artistique et évite tout ce qui peut en altérer la qualité.


Subjectivité


L’appréciation de la musique et de l’art en général repose sur des critères essentiellement subjectifs. Cette part de subjectivité ne peut être remplacée par des considérations logiques ou des moyens de mesure (sondages, minutages, statistiques, etc.) Si ces éléments peuvent être intéressants à titre de comparaison, ils ne peuvent pénétrer la part subjective de l’art. C’est au chef de chœur que revient la prérogative de ressentir ce qui convient dans telle acoustique, dans tel lieu, à destination de tel public. Dans le domaine du subjectif, il n’y a pas de vérité unique, mais plusieurs. Cependant, le choix de l’une d’elles appartient au directeur artistique. Dans la vie musicale du chœur le chef est à l’écoute des choristes mais conserve la prérogative des choix qui relèvent de sa compétence.


Compétences des choristes


Il est attendu des candidats choristes des capacités vocales et des capacités d’apprentissage. Leurs capacités vocales sont déterminées par le chef de chœur pour leur affectation à un pupitre. La capacité d’apprentissage ne peut en revanche être déterminée d’emblée chez les candidats.


Répétitions


Lors de l’apprentissage des chants il convient de rester groupés pour que la même conception musicale soit insufflée dès le départ à tous les pupitres. Cela répond également au besoin de chaque pupitre de se situer harmoniquement et rythmiquement par rapport aux autres. La technologie moderne permet aux choristes d’apprendre leur voix en l’écoutant en dehors des répétitions. Cette autonomie est souhaitable et doit se généraliser de sorte qu’en répétition davantage de temps soit consacré à l’assemblage des voix qu’à leur apprentissage.


Répétitions par pupitre


Les répétitions par pupitre pour réviser ou renforcer ce qui a été appris peuvent se faire en autonomie, c’est-à-dire entre les choristes eux-mêmes. Chaque pupitre contient un choriste connaissant mieux sa partition que les autres et capable de les aider. Il y a du bon à tirer de cette méthode, le chef de chœur se chargeant d’insuffler de bons réflexes lors des répétitions hebdomadaires. Cependant, si un pupitre a besoin d’une aide particulière, il est avantageux que le chef de chœur s’en occupe personnellement, selon sa disponibilité. Dans ce cas, on peut commencer la répétition hebdomadaire par ce pupitre, les autres pupitres arrivant un peu plus tard.


Assistance artistique


Lorsque c’est possible, et avec l’accord ou à la demande de la structure, le chef de chœur forme quelqu’un pour le remplacer lorsque, pour cause d’indisponibilité, il ne peut diriger un concert, ou pour assurer l’intérim entre deux chefs de chœur. Lorsqu’il juge qu’une personne est apte l’assister, le chef de chœur peut lui déléguer une partie de sa tâche lors des répétitions, comme faire travailler un pupitre en particulier.


Article mis en ligne le 02/03/2012
Copyright © 2012 Frédéric Sorhaïtz, tous droits réservés.

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Avril 2013

Lundi 1er avril 2013 à 17h30, Biarritz (64), église Sainte-Eugénie : Le Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Jeudi 11 avril 2013 à 20h30, Cambo-les-bains (64), église : Le Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Samedi 13 avril 2013 à 20h30, Saubrigues (40), église : Le choeur A Cappella, Voix des Landes reçoit le choeur des Gaouyous (Peyrehorade)

Vendredi 19 avril 2013 à 21h, Saint-Jean-de-Luz, église : Le choeur ITSASOA de Biarritz ; Polyphonies du Pays basque

Vendredi 26 avril 2013 à 20h30 à Bayonne, théâtre : Concert de l'Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; direction : Philippe Forget

Samedi 27 avril 2013 à 20h30 à Bayonne, théâtre : Concert de l'Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; direction : Philippe Forget

Lundi 29 avril 2013 à 20h30 à Biarritz (64), église Saint-Martin : Concert « Gora Bibi » dans le cadre des fêtes du quartier Bibi Beaurivage de Biarritz ; cinq groupes musicaux interviennent dont « Itsasokoak » composé des solistes et musiciens du choeur ITSASOA de Biarritz. Programme d'Itsasokoak : Azken Dantza de Manex Pagola avec les voix de Patricia Lamote et André Ladeuix et la guitare de Nicole Tastet ; Ala Baita de Jesus Guridi sur une mélodie ancienne, avec Patricia Lamote (voix) et Jon Robert (orgue) ; le 2e mouvement du concerto de Luis de Aramburu pour txistu et orchestre avec Yves Pannizzoli au txistu et Yves Robert à l'orgue ; Oihu pour alto seul ; et 3 petits duos de Mozart transcrits pour flûte traversière et alto, avec Arlette Dufourg à la flûte. 

Mars 2013

Vendredi 1er mars 2013 à 20h30 à Bayonne, église Sainte-Croix : Concert de l'Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; direction : Benjamin Lévy

Samedi 9 mars 2013 à 20h30 à Dax (40), Atrium : Ensembre orchestral du Conservatoire de Dax ; programme de musique française (Fauré, Ravel, etc.) avec la participation du choeur AKAMARA ; direction : Vincent Caup


Janvier 2013

Samedi 5 janvier 2013 à 20h30 à Bayonne, théâtre : L'Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; Programme de Nouvel An ; direction : Philippe Forget

Dimanche 6 janvier 2013 à 18h à Bayonne, théâtre : Concert du Nouvel An de l'Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; direction : Philippe Forget

Vendredi 11 janvier 2013 à 20h30 à Dax, Atrium : Ensemble orchestral du conservatoire de Dax : Concert du Nouvel An

Samedi 12 janvier 2013 à 20h30 à Dax, Atrium : Ensemble orchestral du conservatoire de Dax : Concert du Nouvel An

Dimanche 13 janvier 2013 à 17h au Houga (Gers), salle des fêtes : Ensemble orchestral du conservatoire de Dax : Concert du Nouvel An

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2012

JANVIER 2012

Samedi 7 janvier 2012 à 20h30, BAYONNE, théâtre : Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; Programme Broadway : Bernstein : On the town, Prélude, Fugue and Riffs ; Ginastera : Estancia ; G. Gerschwin : Un Américain à Paris ; I. Stravinsky : Polka Circus ; direction : Philippe Forget

Dimanche 8 janvier 2012 à 17h30, BAYONNE, théâtre : Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; Programme Broadway : Bernstein : On the town, Prélude, Fugue and Riffs ; Ginastera : Estancia ; G. Gerschwin : Un Américain à Paris ; I. Stravinsky : Polka Circus ; direction : Philippe Forget

Vendredi 13 janvier 2012 à 20h30, DAX, Atrium : Ensemble Orchestral du Conservatoire de Dax ; Concert du Nouvel An ; Wagner : Ouverture du Vaisseau Fantôme ; Strauss : La Chauve Souris ; Valses ; Dvorak : Finale de la Symphonie du Nouveau Monde ; direction : Vincent Caup

Samedi 14 janvier 2012 à 20h30, DAX, Atrium : Ensemble Orchestral du Conservatoire de Dax ; Concert du Nouvel An ; Wagner : Ouverture du Vaisseau Fantôme ; Strauss : La Chauve Souris ; Valses ; Dvorak : Finale de la Symphonie du Nouveau Monde ; direction : Vincent Caup

Dimanche 15 janvier 2012 à 16h au HOUGA (Gers) : Ensemble Orchestral du Conservatoire de Dax ; Concert du Nouvel An ; Wagner : Ouverture du Vaisseau Fantôme ; Strauss : La Chauve Souris ; Valses ; Dvorak : Finale de la Symphonie du Nouveau Monde ; direction : Vincent Caup


FÉVRIER 2012

Dimanche 5 février 2012 à 17h30, Biarritz, Gare du midi : Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; Liszt : Concertos pour piano n°1 et 2 (piano : Olivier Chauzu); Rautavaara : Hommage à Franz Liszt : F.Schubert : Symphonie n°8 Inachevée D759 ; direction : Philippe Forget


AVRIL 2012

Lundi 9 avril 2012 à 17h30, Biarritz (64), église Sainte-Eugénie : le Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Dimanche 15 avril 2012 à 15h30, Abbaye de Belloc (64) : Concert conjoint des choeurs VOCANTI (direction : Philippe Mendes) et ITSASOA

Vendredi 20 avril 2012 à 21h, Saint-Jean-de-Luz (64), église : le Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque


MAI 2012

Vendredi 4 mai 2012 à 20h30, Hendaye (64), église : Orchestre Régional Bayonne Côte Basque : W.A Mozart : Symphonie n°33 KV319 et Concerto pour flûte et harpe ; I.Stravinsky : Pulcinella (Suite de ballet de 1949) ; Flûte : Aude Guillevin ; Harpe : Salomé Magnier ; direction : Philippe Forget

Samedi 5 mai 2012 à 20h30, Bayonne (64), auditorium du Conservatoire Maurice Ravel : Orchestre Régional Bayonne Côte Basque : W.A Mozart : Symphonie n°33 KV319 et Concerto pour flûte et harpe ; I.Stravinsky : Pulcinella (Suite de ballet de 1949) ; Flûte : Aude Guillevin ; Harpe : Salomé Magnier ; direction : Philippe Forget

Jeudi 17 mai 2012 à 12h, Biarritz (64), jardin public : Musiciens de l'Harmonie municipale de Biarritz : Animation dans le cadre du Festival des Arts de la Rue : musique classique avec amuseur public

Samedi 26 mai 2012 à 18h30, Mont-de-Marsan (40), espace François Mitterrand : 30 ans du Conservatoire des Landes


JUIN 2012


Samedi 9 juin 2012 à 21h, Cagnotte (40), abbaye : le Choeur A Cappella, voix des Landes : Polyphonies variées

Mardi 12 juin 2012 à 21h, Saint-Jean-Pied-de-Port (64), église : le Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque


JUILLET 2012


Dimanche 1er juillet 2012 à 18h30, Saint-Paul-les-Dax (40), église : Orchestre du Festival des Abbayes : Mozart : Ouverture des Noces de Figaro et Concerto pour basson (soliste : François Proud) ; Beethoven : Symphonie n° 7 ; direction : Frédéric Lodéon

Jeudi 5 juillet 2012 à 21h, Saint-Jean-de-Luz (64), église : Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Mardi 10 juillet 2012 à 21h, Saubion (40), église : Choeur A Cappella, voix des Landes : Polyphonies variées

Jeudi 12 juillet 2012 à 21h, Biarritz (64), église Sainte-Eugénie : Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Mercredi 18 juillet 2012 à 21h, Ciboure (64), église : Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Jeudi 26 juillet 2012 à 21h, Pouillon (40), église : Concert conjoint du Choeur A Cappella, voix des Landes et du Choeur de l'Adour (direction : Damien Sorraing)


AOÛT 2012


Jeudi 2 août 2012 à 21h, Biarritz (64), église Sainte-Eugénie : le Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Dimanche 12 août 2012 à 22h, Dax (40), arènes : l'Ensemble Orchestral de Dax : Musique espagnole (direction : Vincent Caup)

Lundi 13 août 2012 à 21h, Hossegor (40), église : le Choeur A Cappella, voix des Landes : Polyphonies variées

Samedi 25 août 2012 à 21h, Amou (40), église : le Choeur A Cappella, voix des Landes : Polyphonies variées


SEPTEMBRE 2012

Samedi 1er septembre 2012 à 21h, Mugron (40), église : le Choeur A Cappella, voix des Landes : Polyphonies variées

Samedi 15 septembre 2012, Saint-Palais (64), chapelle des Franciscains : Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Samedi 22 septembre 2012 à 21h, Tartas (40), église : le Choeur A Cappella, voix des Landes : Polyphonies variées

Vendredi 28 septembre 2012 à 18h, Le Pouliguen (Loire-Atlantique), église Saint-Nicolas : Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque

Dimanche 29 septembre 2012 à 20h30, Le Cellier (Loire-Atlantique), église : Choeur ITSASOA de Biarritz : Polyphonies du Pays basque


OCTOBRE 2012


Samedi 6 octobre 2012 à 20h30, Bayonne (64), théâtre : Concert de l'Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; direction : Philippe Forget

Samedi 13 octobre 2012 à 21h, Dax (40), cathédrale : Concert conjoint des choeurs ITSASOA de Biarritz et A CAPPELLA, voix des Landes

Dimanche 21 octobre 2012 à 16h, Dax (40), église Saint-Vincent-de-Xaintes : le Choeur A Cappella, voix des Landes : Polyphonies variées

Vendredi 26 octobre 2012 à 20h30, Saint-Jean-de-Luz, église : Concert de l'Orchestre Régional Bayonne Côte Basque ; direction : Didier Bouture

Dimanche 28 octobre 2012 à 17h à Cagnotte (40), abbaye : Le choeur ITSASOA s'associe à l'Ensemble orchestral du Conservatoire de Dax pour un concert de musique basque


NOVEMBRE 2012


Samedi 3 novembre 2012 à 21h, Saint-Vincent-de-Tyrosse (40), église : le Choeur A Cappella, voix des Landes : Polyphonies variées

Mardi 6 novembre 2012 à 21h, Biarritz, église Sainte-Eugénie : le Choeur ITSASOA de Biarritz :  Polyphonies du Pays basque ; concert donné dans le cadre du Festival des traditions basques

Samedi 10 novembre 2012 à 21h, Dax (40), cathédrale : le Choeur A Cappella, voix des Landes : Polyphonies variées


DÉCEMBRE 2012

Dimanche 16 décembre 2012 à 17h à Villefranque (64), église : Le choeur ITSASOA de Biarritz Dimanche 16 décembre 2012 à 17h à Villefranque (64), église : Le choeur ITSASOA de Biarritz 

20100928

Reportage télévisé du 28-09-2010

Reportage sur TF1 au journal de 13h

Mardi 28 septembre 2010, aux informations de 13h sur TF1, diffusion d'un reportage sur ITSASOA, choeur basque de Biarritz. Voir le reportage en différé

20100905

Article - Être chef de choeur

Première partie :
La direction de chœur - notions théoriques et pratiques



par Frédéric Sorhaïtz




Avant-propos


Dans le présent article nous limiterons volontairement notre exposé à la direction proprement dite, à savoir la gestique (terme en usage dans le métier) et laisserons de côté, au moins temporairement, les autres responsabilités d’un chef de chœur : préparation, répétitions, etc.


Introduction


La direction de chœur et d’orchestre consiste en la transmission d'une volonté musicale par une attitude et des gestes qui suscitent les sons émis par les choristes et les instrumentistes. Ces indications agissent sur de nombreux paramètres comme le tempo, le volume, le caractère, l’attaque, la pulsation, la terminaison. Elles permettent également de susciter le silence qui précède la musique et celui qui y fait suite. Au-delà des gestes répétitifs, ce sont les élans donnés à bon escient qui contribuent au meilleur déroulement de la musique.


Le corps


Alors que les membres inférieurs remplissent leur rôle de support stable, c'est la partie supérieure du corps qui est mise en action pour assurer la direction.


La mobilité de la partie supérieure du corps permet de se tourner vers les différents pupitres d'une extrémité à l'autre de l'ensemble à diriger. De même, la mobilité de la tête permet à la fois de balayer du regard tous les pupitres et d'en solliciter un ou plusieurs en particulier.


L'action des membres supérieurs (bras, mains) et du visage (regard, éventuellement prononciation) complète cette mobilité.


On distingue le bras proprement dit (de l’épaule au coude) de l’avant-bras (du coude au poignet). Toutes les parties des membres supérieurs (bras, avant-bras, mains, doigts) jouent un rôle dans l'art de diriger.


La gestique


La direction de chœur et d’orchestre consiste en une palette de gestes universellement compréhensibles. Avec la pratique, cette palette s’enrichit pendant que chaque geste devient plus évident pour les choristes et les instrumentistes. Au-delà du caractère universel des gestes, la pratique de la direction permet à chaque chef de développer une palette de gestes et d'attitudes qui lui est propre, qui correspond à sa morphologie et à son caractère et qui couvre tous les cas rencontrés dans la musique ou vécus avec un chœur ou un orchestre.


La gestique d'un bon chef est un langage personnel qui gagne sans cesse en variété, en simplicité, en clarté, en efficacité et en humanité. Ses gestes sont expressifs en même temps qu’évidents, explicites et incitatifs. Ils sont inspirés par la musique. Ils expriment une conception musicale.


Marge de possibilités


Un chef d'orchestre ou de choeur n'est limité dans sa direction que par sa compréhension de la musique et le fonctionnement de ses membres supérieurs. La souplesse des articulations autorise tous les mouvements en jeu dans la direction : rotation des épaules, flexion des coudes, mobilité des poignets, expressivité des doigts. La conjugaison de tous ces paramètres permet une variété de gestes qui rend unique chaque direction.


Diversité et singularité


Il existe autant de façons de diriger que de personnes qui dirigent avec talent. Un bon chef est capable de faire exécuter une phrase musicale de différentes façons, jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il conçoit intérieurement ou simplement pour varier sa direction.


Chaque chef doit s’approprier ses gestes et son style. Quelques indications peuvent cependant guider ses premiers pas. En voici un échantillon :


L'écran d’impact


On fait rebondir sa main sur un écran horizontal imaginaire : l'écran d’impact. On trouve cet écran en plaçant les deux avant-bras de façon parallèle et horizontale devant soi : c’est l'écran sur lequel reposent les avant-bras.


L'écran d’impact peut être placé plus haut


• pour donner un départ aux pupitres placés en hauteur
• selon la disposition des choristes pour que tous voient les mains
• lorsque, pour retenir l’attention, on rapproche les mains du visage


À l’inverse, on abaisse parfois le niveau de l'écran d’impact pour susciter un volume sonore plus faible.


Lorsqu’une main percute l'écran d’impact, elle le fait de préférence sur un point précis et toujours le même. Cet impact peut prendre divers caractères, de la percussion la plus énergique à l’effleurement le plus délicat et se dessiner de l’angle le plus aigu à la courbe la plus étirée.


La complémentarité des mains


Le rôle des mains est d’entretenir la pulsation, donner des repères de mesure, exprimer le phrasé et les nuances. Ces rôles ne sont pas l’exclusivité de l’une ou l’autre main, les deux étant complémentaires dans ces rôles, l’une prenant le relais de l’autre dans un enchaînement ininterrompu qui entretient le discours musical.


Diriger d’une main


Lorsqu’on dirige un cantique chanté par l’assemblée, on se sert généralement d’une seule main. Elle donne alors toutes les indications à la fois : pulsation, mesure, phrasé, nuance, etc. Ceci est possible grâce à des gestes simples et expressifs qui s’acquièrent par la pratique. La maîtrise du geste permet à une seule main de susciter toutes les subtilités du cantique. La deuxième main s'avère superflue.


De même, devant un choeur ou un orchestre, certains passages musicaux suscitent parfois une direction sobre, à une main.


Le geste d’impulsion


Le geste d’impulsion est un geste généralement ascendant qui précède tout départ, que ce soit au début ou au cours de l’œuvre musicale et quel que soit le temps de la mesure sur lequel se fait le départ.


Pour donner un départ, les mains sont placées sur l'écran d’impact. Ceci est la position initiale qui précède le geste d'impulsion.


Si l'écran d'impact est devant soi (les avant-bras à l'horizontale) on lève la ou les mains en réduisant l’angle bras / avant-bras. Si l'écran d'impact est en hauteur (les avant-bras à la verticale) on lève la ou les mains en montant les coudes.


Puis on fait retomber et rebondir la ou les mains sur l'écran d’impact d'où elles sont parties.


On distingue d'une part les gestes d’impulsion donnés au début de l’œuvre ou du mouvement ou après un arrêt et, d'autre part, ceux donnés pour indiquer, en cours de route, les départs isolés des différents pupitres.


Le geste d’impulsion des départs donnés aux pupitres en cours de route est généralement fait d'une main, pendant que l’autre entretient la pulsation en donnant les temps de la mesure. Dans ce cas, le geste d'impulsion est plus important que sa retombée sur l'écran d'impact. Cette retombée coïncide avec le départ du pupitre mais peut en même temps être le geste d'impulsion du départ d'un autre pupitre.


Le rebond de la main sur l'écran d’impact marque le départ du son émis par les exécutants.


L’ampleur du geste d’impulsion dépend du résultat sonore souhaité. Par son ampleur, sa vitesse et son dessin, le geste d’impulsion doit être un indicateur de la nuance, du tempo et du caractère du départ qu'il suscite.


Le geste d'impulsion est généralement ascendant à partir d'un écran d'impact horizontal. On peut cependant concevoir d'autres possibilités : un geste horizontal à partir d'un écran d'impact vertical placé de côté, ou encore un rebond contre un écran vertical placé face à soi à portée de main. D'un usage moins fréquent, ces gestes n'en sont pas moins efficaces pour indiquer certains départs.


La pré impulsion


Pour indiquer le tempo il est parfois utile de donner une impulsion discrète avant le geste d’impulsion. L’intervalle temps qui sépare ces deux impulsions indique alors la fréquence des pulsations suivantes et donne ainsi le tempo. La pré impulsion doit être minime tandis que le geste d’impulsion doit être dominant pour susciter le départ. Un geste de pré impulsion est utile pour les départs qui ne se font pas sur le temps.


Le rebond de pulsation


Au moins l’une des mains poursuit un mouvement de rebond qui sert d’indicateur du tempo et du temps de la mesure (1er temps, 2e temps, 3e temps, …) Cette main peut cependant s’interrompre selon le phrasé ou pour donner un départ puis reprendre son mouvement.


La main peut accompagner le rebond en s’ouvrant subitement quand elle arrive sur le point d’impact et se refermer pendant que l'avant-bras remonte. Ce mouvement des doigts, la paume de la main vers le bas, imite le battement du cœur et rend la pulsation plus visible. Notons que ce seul mouvement des doigts, entraînant éventuellement une levée imperceptible des avants-bras, peut aussi servir de geste d'impulsion pour un départ dans un volume sonore faible et qu'il sert généralement de geste de pré impulsion.


Le rebond de pulsation suit un schéma qui correspond à la mesure indiquée par le compositeur. Ce schéma s’inspire de la façon traditionnelle de battre la mesure mais se singularise par la percussion d’un point d’impact commun à tous les temps de la mesure. Ce point unique d’impact contribue à la clarté du geste et sert de repère aux choristes et aux instrumentistes.


Dans son mouvement, la main peut aller de la rigidité la plus tranchante à la souplesse la plus caressante selon ce que l’on veut exprimer.


La mesure


Une mesure est une fraction mentionnée par le compositeur au début de l’œuvre, sur la première portée, et au cours de la partition à chaque fois que la musique nécessite un changement d’indication de mesure. Cette fraction a pour unité la ronde. Ainsi


• 2/8 signifie que chaque mesure contient la valeur de deux huitièmes de ronde (2 croches) ;


• 2/4 signifie que chaque mesure contient la valeur de deux quarts de ronde (2 noires) ;


• 2/2 signifie que chaque mesure contient la valeur de deux demi-rondes (2 blanches) ;


• etc.


Si le numérateur peut être n’importe quel chiffre, le dénominateur doit correspondre à une subdivision de la ronde. Ce chiffre est nécessairement 1, 2, 4, 8, etc.


Toutes les mesures peuvent être battues de l’une des façons suivantes :


• à un, deux, trois ou quatre temps
• par la combinaison de deux de ces battues
• en décomposant les temps des battues précédentes


La battue à deux temps


On rebondit deux fois sur le point d’impact. Le premier impact rebondit vers l’extérieur (la droite pour la main droite, la gauche pour la main gauche), le deuxième impact rebondit vers le haut. La battue à deux temps permet de diriger les mesures à 2/8, 2/4, 2/2 (= C barré) et 6/8 pour ne citer que les plus courantes.


La battue à trois temps


On rebondit trois fois sur le point d’impact. Le premier impact rebondit vers l’intérieur (la gauche pour la main droite, la droite pour la main gauche), le deuxième rebondit vers l’extérieur et le troisième vers le haut. La battue à trois temps permet de diriger les mesures à 3/8, 3/4, 3/2 et 9/8 pour ne citer que les plus courantes.


La battue à quatre temps


On rebondit quatre fois sur le point d’impact. Le premier impact rebondit vers l’extérieur, le deuxième vers l’intérieur, le troisième vers l’extérieur et la quatrième vers le haut. La battue à quatre temps permet de diriger les mesures à 4/8, 4/4, 4/2 et 12/8 pour ne citer que les plus courantes.


La battue à un temps


On parle de battue à un temps quand on donne une pulsation par mesure, sur le premier temps de la mesure, quelle que soit la mesure. Le geste est alors identique d’une mesure à l’autre, à moins qu’on batte la mesure en fonction des carrures (mesure à 2 temps pour les carrures de deux mesures, à 3 temps pour les carrures de trois mesures, etc.)


Les battues combinées


Pour battre les mesures de plus de 4 temps, on associe les battues à 2, 3 et 4 selon différentes combinaisons. Ces combinaisons se choisissent en fonction des temps forts.


Les battues asymétriques


Dans les mesures à 5/8 et 7/8, généralement associées à un tempo rapide, on use de battues irrégulières en fonction des points d'appui.


La mesure à 5/8 peut se battre


• à 2 avec soit un premier temps plus long que le second (3 + 2), soit l’inverse (2 + 3)
• à 3 avec un premier temps plus court que les suivants (1 + 2 + 2) lorsque le 2e temps est appuyé, comme dans le rythme de zortziko


La mesure à 7/8 se bat généralement à 3 avec l’un des temps plus long que les autres (3 + 2 + 2, ou 2 + 2 + 3, ou encore 2 + 3 + 2).


Mesures binaires et mesures ternaires


Les mesures dont l'unité de temps est divisible par deux (sans recours au duolet) sont appelées binaires. Voici les mesures binaires les plus courantes :


• 2/8, 2/4 et 2/2 (battues à deux temps)
• 3/8, 3/4 et 3/2 (battues à trois temps)
• 4/8, 4/4 et 4/2 (battues à quatre temps)


Les mesures dont l'unité de temps est divisible par trois (sans recours au triolet) sont appelées ternaires. Voici les mesures ternaires les plus courantes :


• 6/8 : selon le tempo, battre à la noire pointée (2 temps) ou à la croche (6 pulsations)
• 9/8 : selon le tempo, battre à la noire pointée (3 temps) ou à la croche (9 pulsations)
• 12/8 : selon le tempo, battre à la noire pointée (4 temps) ou à la croche (12 pulsations)


Lorsque le tempo nécessite de battre une mesure ternaire en la décomposant (les trois ci-dessus se décomposent à la croche), il existe pour chacune plusieurs méthodes. La meilleure méthode, à la fois instinctive et applicable à toutes les mesures ternaires, consiste à ne battre que les pulsations qui forment le discours musical, en prévoyant un geste de levée après les notes tenues. Non conventionnelle, cette méthode du « sur place » a l'avantage de s'affranchir de tout schéma artificiel pour s'adapter au discours musical lui-même.


La battue non mesurée


Il peut arriver de façon ponctuelle que la main n'indique pas les temps de la mesure mais donne chaque temps de façon identique. Son rebond prend alors différentes formes, selon le caractère à donner : rebond vertical ou courbé, horizontal, circulaire, etc.


Dans un passage particulièrement calme et lié, pour susciter l'absence d'appui sur les temps forts on peut avoir recours à un mouvement horizontal, un va et vient de la main un peu en hauteur entre deux écrans verticaux imaginaires placés de façon parallèle, chacun dans le prolongement d'un bras. Chaque temps est alors entamé par le rebond délicat de la main d'un écran vers l'autre. Dans ce geste, la paume de la main dirigée vers le choeur, les doigts allongés à l'horizontale, la souplesse du poignet est particulièrement sollicitée lors des changements de direction de la main.


D'autres passages musicaux peuvent être propices à une battue qui reproduit en continu un mouvement dont le départ est amorcé par un à-coup du poignet faisant monter légèrement l'ensemble bras / avant-bras / main. Cet à-coup est produit, les paumes des mains étant dirigées vers le bas, par leur ascension soudaine et rapide laissant les poignets intérieurs percuter l'écran d'impact horizontal. Cette percussion n'entraîne pas, sinon peu la fermeture de l'angle bras / avant-bras.


D'autres passages encore, s'ils sont de faible intensité sonore, et particulièrement en fin de phrase, peuvent se diriger du mouvement des doigts seuls, sans mouvement de l'ensemble bras / avant-bras. Les paumes des mains dirigées vers le choeur, l'impact se fait par l'ouverture soudaine et rapide des mains qui se referment progressivement jusqu'à l'impact suivant réalisé de la même façon.


Le tempo


Le tempo est donné par le geste d’impulsion et entretenu ou modifié par les gestes qui donnent la pulsation.


L’accélération


On obtient une accélération par le rapprochement de la fréquence des gestes de pulsation. On réduit alors leur envergure.


Le ralenti


On suscite un ralenti en espaçant la fréquence des gestes de pulsation. On augmente parfois l’ampleur de ces gestes pour attirer l’attention des exécutants.


Le volume sonore


Le volume sonore dépend des nuances indiquées par le compositeur et de l’interprétation du chef.


Les différences de volume sonore sont rendues par l’ampleur des gestes. On augmente l’ampleur des gestes pour obtenir davantage de volume sonore. On la réduit pour susciter un volume sonore moindre.


Placer les paumes des mains face aux exécutants peut également les inciter à réduire le volume sonore.


Le crescendo


On obtient un crescendo en augmentant peu à peu l’ampleur des gestes. Certains chefs suscitent un crescendo par le mouvement ascendant continu d’une main placée à l’horizontale, la paume vers le haut, pendant que l’autre main poursuit son travail de pulsation.


Le decrescendo


On obtient un decrescendo en réduisant peu à peu l’ampleur des gestes. Certains chefs suscitent un decrescendo par le mouvement descendant continu d’une main placée à la verticale, la paume dirigée vers le chœur ou l'orchestre, pendant que l’autre main poursuit son travail de pulsation.


La terminaison


La terminaison est une interruption du son obtenue par un geste de fermeture. Le dessin du geste de fermeture peut prendre de nombreuses formes selon le caractère de la phrase musicale et de la façon dont elle se termine : fermeture des bras, des doigts, des poings, en boucle, en rebond, etc. Dans tous les cas il est utile que le geste de terminaison soit le prolongement d’un geste d’impulsion qui annonce à la fois le caractère et le moment de la terminaison.


Il est inutile de battre la pulsation sur un accord final de plusieurs temps. Après le départ de l’accord, l’immobilité des mains indique la tenue de l’accord jusqu’à ce que le geste d’impulsion annonce son interruption.


S’agissant de la fin d’une œuvre ou d’un mouvement ou d'une autre terminaison suivie d'une interruption conséquente, le geste de terminaison peut rebondir sur un geste de résonance pour donner un caractère suspensif à la dernière note ou dernier accord dont on veut accompagner l’écho réel ou imaginaire.


La note tenue


Pour accompagner une tenue qui s’enchaîne sans interruption à ce qui suit, on peut opérer de différentes façons :


• en figeant une main en position ouverte devant soi, la paume vers le haut, pendant que l’autre poursuit la battue. Sur le dernier temps de la tenue, les deux mains remontent pour rebondir sur le temps qui suit.


• en figeant les deux mains en position ouverte, la paume vers le haut, les avant-bras parallèles. Sur le dernier temps de la tenue, une main ou les deux remontent pour rebondir sur le temps qui suit.


• etc.


Pour accompagner une tenue qui s’interrompt avant de passer à ce qui suit, on peut s’y prendre comme ceci :


• en figeant les deux mains en position ouverte, la paume vers le haut, les avant-bras parallèles. Un temps avant la coupure du son, les mains remontent en se rapprochant des épaules pour redescendre et se refermer sur l'écran d’impact où elles rebondissent vers le temps suivant. Le son s’interrompt au moment de la fermeture des mains sur l'écran d’impact.


La cohésion


Les gestes du chef sont la traduction de ce qu’il entend obtenir. Le chœur, quant à lui, émet ce qu’il comprend des gestes du chef. Le rôle du chef est d’entendre intérieurement ce qu’il suscite par ses gestes tout en tenant compte de ce qu’émettent réellement les exécutants. Lorsqu’une différence s’installe entre ces deux étapes, il est inutile d’entrer en décalage avec les exécutants. Mieux vaut partir de ce qu’ils émettent et les entraîner vers ce que l’on souhaite. La cohésion ne s’impose pas. Elle ne peut s’obtenir que par l’action des deux parties : le dirigeant et les dirigés.


Au moment même où le chef constate une légère lenteur du chœur par rapport à sa battue, un prolongement ou un ralentissement d’une seule battue lui permet de rétablir la cohésion avant d’entraîner le chœur vers le tempo voulu.


Si, à l’inverse, le chœur paraît presser le tempo, le chef a intérêt à amplifier et éventuellement saccader ses gestes pour freiner le choeur. Sa volonté de freiner sera encore plus compréhensible si les mains rebondissent grand ouvertes sur l'écran d'impact, les paumes vers le chœur, le regard fixé sur le pupitre le plus pressé. Il existe plusieurs versions de ce geste : soit l'écran d'impact est horizontal et les mains tombent et remontent verticalement, soit l'écran d'impact est placé à la verticale, face à soi, à portée de main, et les mains font un mouvement de poussée et de rebond devant soi.


Le regard


Le regard est utile dans de nombreuses situations de la direction de chœur et d’orchestre. Avant même le début d’une œuvre ou d’un mouvement, le regard et l’attitude du chef doivent susciter la mobilisation des choristes et des instrumentistes. Au cours de l’œuvre, lorsqu’on donne un départ à un pupitre, les instrumentistes ou choristes concernés apprécieront un regard préalable dans leur direction.


Ponctuellement, le regard peut se porter ailleurs que sur les exécutants : vers le ciel pour mieux appréhender la propagation du son dans l'espace ou pour s'ouvrir au résultat sonore. On peut aussi fermer un instant les yeux pour apprécier un rare moment de quiétude sonore ou pour une meilleure écoute d’ensemble, pourvu que ce soit fait discrètement. La majeure partie du temps cependant, le regard est, pour le chef, un moyen de communication avec les choristes et les instrumentistes.


Le regard permet à lui seul de donner un certain nombre d’indications. Lorsque les choristes ont assimilé un chant, diriger du regard seul est un excellent exercice à la fois pour le chef et les chanteurs.


Économie de gestes


Les meilleurs chefs d’orchestre sont avares de gestes, d’abord parce qu’ils savent inclure dans des gestes simples toutes les informations nécessaires aux instrumentistes, ensuite parce que chaque instrumentiste lit la musique. Toutes les indications musicales étant imprimées sinon notées sur la partition, il suffit à l'instrumentiste de jouer ce qu’il voit et d’être à l’écoute des autres pour être en phase avec l’ensemble. Il revient alors au chef un rôle minimum.


Les chanteurs ne lisent pas tous la musique, ce qui exige un apprentissage plus long. Mais si l’apprentissage est abouti, le chef de chœur peut lui aussi faire une économie de gestes. Lorsque chaque choriste sait quoi, quand et comment chanter, le chef de chœur peut, comme le chef d’orchestre, se limiter aux quelques impulsions nécessaires à l’interprétation de l’œuvre.


Lorsqu'en répétition un chef de choeur cherche à résoudre un problème de mise en place il peut, après avoir donné l'impulsion de départ, se retirer pour obliger les choristes à se repérer auditivement plutôt que visuellement. Si le problème persiste, il donne des explications pour que chaque pupitre sache sur quel autre se repérer puis il refait l'expérience. Il répète l'exercice jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant. Lorsque l'objectif est atteint, l'inutilité de l'omniprésence du chef est démontrée.


Le rôle premier du chef consiste à aider les exécutants, à les assister dans l'interprétation de la musique, à les guider, les accompagner et les soutenir, même si parfois cela va jusqu'à les « porter ». Cependant, mieux les chanteurs sont préparés, moins il y a nécessité d'une direction rapprochée. Un aspect important de la direction consiste par conséquent à faire la part du nécessaire et du superflu.


Intériorisation


La description détaillée de gestes adaptés aux différentes exigences de la musique comporte le danger d’engendrer des directions stéréotypées. Le cadre dans lequel s'inscrit la direction d'orchestre et de choeur n'est pas un carcan mais un espace de liberté dont les seules limites sont la compréhension de la musique et la connaissance de l'orchestre et du choeur.


Le meilleur apprentissage des techniques de direction passe par un équilibre entre l'observation et la pratique. Chaque geste doit venir de l’intérieur, être le prolongement d’une conception musicale. Il doit être authentique et personnel. La créativité et l’originalité doivent cependant s’inscrire dans la simplicité pour une clarté indispensable aux exécutants.


Tout geste mérite d'être habité par la musique. Le geste suscite le phrasé musical et l'accompagne. La direction d'un bon chef est évocatrice. En tant qu’expression musicale, son geste est de nature esthétique.


L'activité mentale d'un chef s'étend de la réception d'informations (lecture, mémoire, écoute) à la transmission d'une volonté musicale. Cette volonté est transmise par le corps. Corps et esprit s'harmonisent en une unité et une cohérence esthétiques au service du choeur, de la musique et du public.


Synchronisation


Le chef d’une part, le chœur ou l’orchestre d’autre part se font face en tant que partenaires, chacun des deux remplissant son rôle pour un résultat sonore en relation avec un troisième partenaire : l'espace. À la synchronisation mentale et physique du chef s’ajoute la synchronisation du chœur ou de l’orchestre avec son chef et la synchronisation du tout avec la configuration et l’acoustique du lieu : autant de paramètres que le chef doit appréhender par sa direction.


Formation initiale


Soulignons l’importance de se former pour acquérir les notions que le verbe « solfier » inclut : la lecture chantée des notes en rythme. Ce savoir, nécessaire à tout musicien lecteur, implique le chant intérieur, création mentale préalable et indispensable à la réalisation.


Ajoutons à ce fondement solfégique la faculté de battre la mesure. En apprenant à battre la mesure très jeunes, les enfants sont préparés à se repérer sur une battue lorsqu’ils sont placés pour la première fois devant un chef d’orchestre au cours même de leur formation musicale. Lorsque plus tard se présente l’occasion de diriger à leur tour, ils possèdent l’outil minimum de la direction : la battue selon les temps de la mesure.


Savoir battre la mesure est un préalable à une direction plus élaborée.


Incitation


Si l'occasion de diriger un ensemble, quel qu’il soit, se présente au lecteur et que sa disponibilité intérieure et matérielle le lui permet, qu’il en fasse l’expérience ! La direction de chœur est un exercice complet qui inclut à la fois la maîtrise de soi et le don de soi. Il inclut la préparation personnelle, la direction d’une répétition, la relation à un groupe, la recherche d’une homogénéité sonore, la maîtrise du geste, la communication avec le public, la recherche de l’absolu.


Voilà une occasion exceptionnelle de progression personnelle pour le bien du groupe et du public et pour le bien de la musique. Elle permet l’émancipation des plus timides et enseigne l’humilité aux plus présomptueux. Bref, elle est une école de vie.




Article mis en ligne le 04/09/2010 et mis à jour le 02/03/2012
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